Julie EVERAERT

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Julie EVERAERT

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Née en 1996 à Versailles, Île-de-France, France.
Vit à Lille et étudie à Tourcoing, École Supérieure d’Art du Nord-pas de Calais/Dunkerque-Tourcoing.

Dans la nature, les formes du vivant qui m’intéressent sont celles de structure rhizomatique (algues, champignons, coraux, plantes…). Le développement du vivant (naissance, reproduction, multiplication, prolifération) possède une organisation singulière que je souhaite mettre en avant en exploitant le potentiel de certaines capacités biologiques, propres à chaque espèce. Ma démarche explore les nouvelles façons d’interagir avec le règne végétal :
– chercher de nouvelles représentations visuelles en les modélisant et en les imprimant en 3D,
– imaginer des processus narratifs mêlant fiction et réalité en y intégrant programmation et algorithme,
– expérimenter des contextes de monstration qui proposent de nouveaux rapports entre le végétal et l’humain à travers l’interaction.

A l’ère de l’anthropocène et des ciseaux génétiques, des formes organiques étranges apparaissent. Il s’agit, grâce à la collaboration avec des chercheurs en sciences, de questionner l’ambivalence du vivant et de l’artificiel et d’imaginer une possible symbiose entre la dualité nature et nouvelles technologies. Ma pratique explore ces ambiguïtés par le prisme d’un mimétisme hybride poétisé, dans un futur où les plantes ne cessent de se transformer et d’évoluer.

@julie.everaert

Formation

2020-2022 : Préparation du Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique (DNSEP). Filière Art.image, participation au Programme de recherche Arts et Sciences (PRIST).
École Supérieure d’Art du Nord-pas de Calais/Dunkerque – Tourcoing, site de Tourcoing / Le Fresnoy, Studio national des arts contemporains.
2021 : Obtention du certificat d’Art-thérapeute certifié RNCP.
2019-2020 : Préparation du Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique (DNSEP), participation au Programme de recherche Arts et Sciences (PRIST).
École Supérieure d’Art du Nord-pas de Calais/Dunkerque – Tourcoing, site de Tourcoing.
2017-2019 : Diplôme National Art (DNA).
École Supérieure d’Art et Design Le Havre – Rouen, site de Rouen.
2014-2017 :  Licence d’Arts plastiques.
Université Paris 1 Panthéon Sorbonne.
Premier semestre de L3 effectué en ERASMUS.
Technological Educational Institute of Athens.
2014 : Obtention du baccalauréat général série scientifique, spécialité Sciences de la vie et de la terre, classe européenne anglais.

Expositions

2022 : Volume Ouvert invite, Volume Ouvert, Lille.
L’association Volume Ouvert ouvre ses locaux en transformant son espace de coworking en lieu d’exposition. Quasi réunion d’amis et sans autre thématique que celle de l’invitation, “Volume ouvert invite” réunira un ensemble d’artistes émergents au sein d’un melting pot de recherches plastiques et visuelles.
2022 : SHARAWADJI !?! Agencer l’inattendu, Carré des Arts, Mons – Belgique.
Atelier de création sonore ARTS², École supérieure des arts/ Esä.
Après deux semaines de workshop, le GMLR (Studio Gémellaire) consacre son exposition annuelle à un effet sonore, le sharawadji : ce moment où l’harmonie surgit là où on ne l’attend pas. Au XVIIIᵉ siècle, les voyageurs européens ont été surpris par le fouillis apparent des jardins d’Extrême-Orient. Leurs hôtes parlaient de «sharawadji», traduit alors par l’expression «gracieux désordre». Le mot réapparaît à la fin du XXᵉ siècle dans le champ des arts sonores. Les quinze étudiants proposent des pièces variées autour de ces jaillissements de beauté paradoxale. La surprise peut survenir dans des contextes divers comme une gare, un laboratoire, au coin d’une rue, au détour d’un refrain… Avec le soutien de l’association Transcultures et des Pépinières européennes de création. Coordination : Julien Poidevin & Silvain Vanot.
2022 : #WELL22, Louvre-Lens, Lens.
Les étudiants sont invités à explorer leur relation aux Louvre, de Paris à Lens, à s’interroger sur l’influence actuelle du musée, au sens large, sur la création et les modes de vie et à proposer leur problématique, singulière et personnelle. L’exposition «Les Louvre de Pablo Picasso» et la thématique : «Des jeunes et des Louvre : inspirations» sont leur source d’inspiration.
Article de Végétique sur mon Louvre-Lens
2021 : Paradis Artificiels, Galerie Bacqueville, Lille.
Il y a le temps. Que l’on prend à écouter les étoiles, à vivre les couleurs d’un reflet, à attendre la fêlure. Il y a des paysages de demain. Il y a les brumes d’une tornade qui vascille. Il y a la foudre et ses fragments encapsulés. Il y a des mondes oniriques et des visions particulières. Il y a ces œuvres, ces artistes, ces paradis artificiels.
2021 : Multiplex – Forum de la recherche en école d’art et en design, ESAC, Cambrai.
Événement de l’Unité de Recherche Hyper.Local, réunissant trois écoles supérieures d’art et de design de la région Hauts-de-France : l’ESAC Cambrai, l’Esä Dunkerque- Tourcoing et l’ÉSAD Valenciennes. Il est conçu comme un forum de la recherche afin de permettre aux équipes dédiées (chercheurs, artistes, designers, enseignants, étudiants) de présenter leurs projets.
2021 : Espaces possibles : prendre la mesure des tiers-lieux, Bazaar Saint-So, Lille.
Donner à voir et décrypter le phénomène de multiplication des tiers-lieux de la région Hauts-de-France. Exploration à travers plusieurs angles : que sont les tiers-lieux et de quoi parle-t-on exactement ? Qu’y fait-on et dans quel but ? Qui sont les acteurs qui portent ces nouveaux « communs » ? Quels espaces, quels usages et quelles organisations spatiales se cachent derrière ce terme ? Et surtout, comment ce phénomène interroge les architectes et autres concepteurs de notre cadre de vie ?
2021 : Useful Fictions #2 – Prendre racine, Espace Mendès France, Poitiers.
Initié par la Chaire arts & sciences, Useful Fictions est un atelier d’été biennal nomade, en coorganisation avec l’Espace Mendès France / Lieu multiple et en association avec l’ÉESI, l’ENSI Poitiers, l’Institut P’Prime et Les Usines, ainsi que la Scène de Recherche de l’ENS Paris-Saclay et SIANA, avec le soutien de la Chaire développement durable de l’École polytechnique et du Labex LaSIPS. Cinq workshops / laboratoires de recherche-création pluridisciplinaires sont proposés, encadrés par des artistes, designers et scientifiques, afin de questionner nos liens à notre environnement végétal et numérique, rendus plus aigus par le contexte actuel, à la fois sanitaire et climatique.
Lab#3. Tépales, sépales, pétales : croissance en états d’artificialité.
Expérimentation biomimétique avec des objets magnéto-actifs imprimés en 3D, résultant d’hybridations entre formes végétales et animales et animés par des dispositifs électromécaniques et des champs magnétiques. Encadré par Giancarlo Rizza (nanophysicien, LSI – École polytechnique) et Antoine Desjardins (artiste, EnsadLab, École des Arts Décoratifs). Projet présenté lors du Colloque “Croiser arts, design et sciences pour enseigner autrement ?” au Centre Pompidou, Table-ronde 1 : « Quels acteurs ? Quelles interactions ? »
2021 : Forum Design – Pays de la Meije, expériences d’un monde qui change, Salle Jouvencelle, Villar-d’Arêne.
Explorer l’impact politique, social, économique et écologique du design. À travers une série de rencontres thématiques, d’ateliers, de présentations de projets, de partages et de performances artistiques, le Forum Design porte une attention toute particulière :
– à la préservation de la planète, à ses écosystèmes vivants et non vivants ;
– à l’organisation de la société et ses pouvoirs de décision ;
– à l’innovation et son orientation.
2021 : Dé-réalité – Des réalités, Galerie commune, École Supérieure d’Art du Nord-pas de Calais/Dunkerque – Tourcoing, site de Tourcoing.
Il y a une réalité de plus en plus plurielle et diffractée où nous installent les technologies du numérique, avec le développement des réalités virtuelles, mixtes et augmentées et la multiplication des écrans et autres interfaces de téléprésence. Comment coordonner les imaginaires de sorte à ce que s’imbrique, dans l’espace factuel, un espace postulé où l’on puisse se projeter voire s’immerger collectivement ? Quelle stratégie mettre en œuvre pour brouiller les frontières séparant l’image de la réalité? À dessein de brosser cette archéologie des mondes virtuels, il nous incombe alors d’examiner à nouveaux frais le concept de l’imagination en la considérant dans ses rapports à la technique ; et nous recourons pour ce faire aux ressources de la philosophie, de l’anthropologie, de l’histoire des arts et des neurosciences de la cognition.
Exposition réalisée dans le Programme de recherche Arts et Sciences, PRIST, conduit par l’Esä.
2020 : Co-existence.s, Galerie commune, École Supérieure d’Art du Nord-pas de Calais/Dunkerque – Tourcoing, site de Tourcoing.
La transition écologique conduit à interroger nos approches anthropocentrées, celles où l’humain domine la nature et maîtrise l’évolution de ses technologies. Comment repenser notre rapport à ces existences autres que humaines, dont on dit parfois qu’elles sont dotées d’intelligence, végétale, animale ou artificielle ? Comment pouvons-nous concevoir différemment ces diverses formes d’existences non-humaines avec lesquelles nous « co-existons » ?
Exposition réalisée dans le Programme de recherche Arts et Sciences, PRIST, conduit par l’Esä.
2019 : Module 314, CHR (Centre hospitalier du Rouvray), Sotteville-lès-Rouen.
Le caractère très singulier des locaux, son architecture, la fonction passée (lieu de soin) et l’activité de cet hôpital aujourd’hui sont autant de données que les étudiants prennent en compte dans leurs recherches, leurs projets et dans les propositions plastiques mises en œuvre. Ce lieu a permis la rencontre avec un premier cercle de population, patients et soignants. Il invite chacun à s’interroger sur la question du regard, posé sur l’autre, posé sur le corps, posé sur soi.
2019 : Immersion rustique, l’Académie, Maromme.
L’ancien hôtel particulier du 16ème siècle, Maison Pélissier, est devenu l’Académie du SHED, le Centre d’art contemporain de Normandie. Soutenu par le Ministère de la Culture, la Région Normandie, le Département de Seine-Maritime, la Métropole Rouen Normandie et des partenaires privés, le SHED a bâti sa notoriété sur la qualité de ses expositions et sa capacité à mobiliser des artistes contemporains émergents et reconnus sur la scène internationale. 
2018 : Fenêtre sur rue, 20ème volet, Full B1, Rouen.
Exposition sous forme de vidéos-projection sur la vitrine vers la rue, de la tombée du jour jusqu’à minuit.

Publication

Julie EVERAERT, Corail, Volume Ouvert, in site web. Vozer, 2022, www.vozer.fr/2022/03/31/a-fives-le-tiers-lieu-volume-ouvert-expose-les-creations-de-ses-artistes-pour-la-premiere-fois/
Julie EVERAERT, Végétique, in site web. Louvre-Lens, 2022, www.louvrelens.fr/mon-louvre-lens/vegetique/
Julie EVERAERT, Panellus stipticus, in cat. Etapes : 264, Novembre/Décembre 2021, étapes : éditions, p.152.
Julie EVERAERT, Pleurotes, in cat. Co-existence.s, 2020, Éditions de l’École Supérieure d’Art du Nord-pas de Calais / Dunkerque – Tourcoing, p. 110.

Œuvre choisie – Pleurotes

L’élaboration des formes dans la nature m’intéresse particulièrement, notamment le développement de la forme des champignons.

Pleurotes est une installation vivante et évolutive : de réels pleurotes se développent parmi d’autres pleurotes modélisés numériquement. Les pleurotes numériques sont développés à l’imprimante 3D en PLA (acide polylactique) d’amidon. Ils sont creusés et percés pour permettre d’y insérer le substrat nécessaire au bon développement du mycélium de pleurote rose, qui va proliférer grâce à la structure modélisée. Les champignons vivants mangeront les champignons numériques. Pleurotes interroge nos relations aux organismes, par le prisme du champignon dont les capacités et l’intelligence autant que les formes sont surprenantes et ont beaucoup à nous apprendre. Les champignons sont des êtres vivants constituant, à eux seuls, leur propre règne biologique : le règne fongique. Ce ne sont ni des plantes, ni des animaux. Le champignon, tel que nous le connaissons dans la nature, n’est en fait qu’une simple partie visible d’un organisme bien plus complexe qui se développe sous terre.

Le pleurote rose ou Pleurotus djamor est une espèce tropicale.

Les champignons se nourrissent par l’intermédiaire de leur organe végétatif appelé mycélium, constitué de fins filaments parfois invisibles à l’œil nu. Le mycélium a deux fonctions principales : il sécrète des enzymes puissantes capables de décomposer la matière organique et absorbe les éléments carbonés nécessaires à la survie de ses cellules.

Il possède un pouvoir de pénétration de la matière lui permettant de se développer pour aller chercher dans le sol tous les éléments indispensables à son développement. Il a aussi un pouvoir de dissémination. Le mycélium dispose d’un véritable système de communication et surtout d’échange.

Les principaux facteurs à prendre en compte pour les besoins du développement des pleurotes sont : l’humidité, l’aération, la température, la lumière et le substrat (copeaux de bois, marc de café, carton, paille, papier journal…). Le PLA est un bioplastique issu de l’amidon de maïs : c’est donc un plastique végétal. Il est entièrement biodégradable car il ne contient pas de pétrole. L’amidon est un glucide provenant du maïs : il est une source de carbone dont le champignon peut se nourrir.

Réalisé dans dans le cadre du Module de co-création Arts et Sciences Polytech’LilleEsä, proposé par Prist (Programme de Recherche Images, Sciences et Technologie) de l’École Supérieure d’Art du Nord-pas de Calais / Dunkerque – Tourcoing.

Œuvre choisie – Panellus stipticus

L’objectif de cette pièce est d’interagir avec l’espèce de champignon Panellus Stipticus et d’exploiter sa capacité bioluminescente. L’installation, réalisée avec la technique de l’impression 3D, interroge nos liens complexes avec les modes d’organisation en groupe des organismes vivants dans le règne végétal.

Panellus stipticus est un champignon bioluminescent : il produit de la lumière par l’émission de photons due à une réaction chimique d’oxydation. Il convertit l’énergie chimique en énergie lumineuse grâce à l’interaction entre l’enzyme luciférase et la protéine substrat, la luciférine. Cette émission lumineuse appartient au spectre visible du bleu et du vert, couleur que nous retrouvons dans l’installation. Pour les organismes vivants, ces teintes sont particulièrement utiles pour l’attraction de partenaires sexuels ou de proies, la répulsion des prédateurs ou encore la communication visuelle.
La bioluminescence de Panellus stipticus est située sur ses lamelles, structures porteuses de leurs spores. Les insectes peuvent ainsi plus facilement disperser ces spores, qui sont les cellules reproductrices des êtres fongiques.

Lorsque le visiteur se rapproche de l’installation Panellus stipticus, le champignon active son effet bioluminescent pour le séduire ou pour se défendre. Quand le spectateur s’éloigne, le champignon hybride se recharge électriquement, contrairement au champignon vivant qui a besoin d’eau pour grandir. Le principe de mimétisme est donc mis en avant de manière technologique.

Réalisé dans dans le cadre du Module de co-création Arts et Sciences Polytech’LilleEsä, proposé par Prist (Programme de Recherche Images, Sciences et Technologie) de l’École Supérieure d’Art du Nord-pas de Calais / Dunkerque – Tourcoing. Ce projet a bénéficié du soutien de l’École Centrale de Lille.

Ce projet est lauréat du Prix Campus – catégorie Prototype, sur le thème « êtres-choses-lieux » du Forum Design.
Ce projet est publié dans la revue Etapes : 264, Novembre/Décembre 2021, p.152.

Julie Everaert, Panellus stipticus, Filaments PLA phosphorescents, électronique, ampoule, acier, bois, tissus occultant, 200 x 200 cm, 2021
Julie Everaert, Panellus stipticus, Filaments PLA phosphorescents, électronique, ampoule, acier, bois, tissus occultant, 200 x 200 cm, 2021
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