Alexandre RIES

Né en 1991 à Paris

Vit à Lille – étudie à Tourcoing.

Mû par le pouvoir magnétisant de l’image en mouvement, j’entame ma pratique des arts visuels par le cinéma. Dans le prolongement des idées des avant-gardes, je m’intéresse aux formes visuelles des courants dits alternatifs qui m’ont mené vers une pratique du cinéma expérimental. C’est maintenant au sein de l’art contemporain que j’explore de nouvelles formes d’appréhension des images.

Mon travail s’actualise autour de la figure de l’Homme et de son corps et de son esprit avec les concepts Homme/machine et Homme/Animal en explorant notamment l’idée d’instinct et de pulsion, tout en cherchant à dépasser les conceptions anthropocentriques. Par l’image, mes idées prennent souvent la forme de couples d’oppositions dialectiques comme immobile/vitesse ou encore construction/déconstruction où l’on passerait de l’un à l’autre par le phénomène d’accélération.

Marcher sur ces chemins fait converger mes idées vers un questionnement « méta » qui tend vers l’essence des choses et de la matière que je tente de faire ressentir au spectateur de manière poétique, par le pouvoir du sensible.

Formation

2018 – 2020 : Préparation du Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique. Filière Ar+image – École Supérieure d’Art du Nord-Pas-de-Calais – Tourcoing, site de Tourcoing.

2017 : Licence Arts du Spectacle département cinéma et photographie – Université Lumière Lyon 2.

2015  :  DUETI (équivalent Licence 3) – Business Administration – Dalarna University – Suède.

2014  :  DUT Techniques de Commercialisation – Université de Lorraine – Nancy.

Expositions

Exposition Air Fictions, Galerie Commune, Pôle Arts Plastiques, Tourcoing, 28 février – 15 mars 2019. Pièce présentée : Nuées Nues, Bâche PVC suspendue, 135 x 280 cm, double projection vidéo, 3240′ et 8′ en boucle

Textes

Alexandre Ries, Nuées Nues, in. Cat. Air Fictions, Éditions de l’École Supérieure d’art du Nord-pas-de-Calais, Tourcoing, 2019, p 112.

Qu’est-ce que le nuage nous dit du monde ? Depuis toujours sa forme évanescente et immatérielle a fasciné les hommes tant et si bien que pendant longtemps le nuage était associé au divin et à l’incommensurable. Aujourd’hui c’est au sein du bord scientifique que l’on tente de percer ses mystères physiques et chimiques encore très peu connus qui permettent d’expliquer les conditions de notre atmosphère.

L’installation se présente sous la forme d’une toile tendue à l’horizontale à 3.50 mètres de hauteur, sous laquelle est projeté un ciel d’images de nuages en boucle tel que l’on peut en observer depuis la surface de la terre. Si l’on prend de la hauteur sur ces images et que l’on gravit l’escalier de la galerie, des nuages d’une autre nature s’offrent à notre regard: sur l’autre face de la toile se trouve une mer de nuage d’images satellite de la région arctique ayant servi à un rapport scientifique. Celui-ci a démontré que la pollution atmosphérique réduit le nombre de nuages ce qui provoque une augmentation du rayonnement solaire et précipite la fonte des glaces en augmentant significativement la température de l’atmosphère. La confrontation entre ces deux régimes d’images sur ce même support à deux faces met en tension le visible et l’infra visible, grâce aux images du spectre infra rouge proche et du filtre polarisé.

Il s’agit de montrer l’intégralité des données que représentent ces images capturées pendant 5 ans et d’en faire un montage filmique de 36 heures, ce qui correspond au temps total de visibilité de l’exposition.

Réalisé en collaboration avec Jérôme Riedi chercheur au Laboratoire d’Optique Atmosphérique de Lille, ainsi qu’avec Ji Yang étudiant ingénieur de l’école Polytech Lille.

Nuées Nues, installation vidéo (vue depuis le sol), 2019. Exposition Air Fictions, Galerie Commune, Esä Tourcoing
Nuées Nues, installation vidéo (vue depuis le balcon), 2019. Exposition Air Fictions, Galerie Commune, Esä Tourcoing
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