Des mots sur l’ambiguïté de l’image cinématographique

Photogramme de « vous devez légalement y croire » de Charles Gallay

Le 17 octobre 2016, s’est tenue la conférence de Paul Audi, conférence intitulée L’équivoque singulière de l’image. Une approche phénoménologique, présentée ainsi : « Il s’agit de s’interroger pour savoir à quel genre d’image renvoie l’image cinématographique, à supposer qu’une telle chose existe ? Se poser une telle question exige d’aborder la différence qui existe sur le plan phénoménologique entre différents genres d’image tels que le genre iconique et le genre phantasmatique. Que désignent donc les noms grecs : eikôn et phantasma ? Ces phénomènes, peuvent-ils mêler leurs spécificités ? Et n’est-ce pas somme toute le propre de l’image au cinéma de les faire se mélanger ? »

Suite à cette conférence, nous avons eu l’idée de rapprocher cette dernière de la vidéo de Charles Gallay Vous devez légalement y croire (2016) que nous présentons ici.

Charles Gallay, Vous devez légalement y croire , 4’19 », couleur, 2016

A propos de la vidéo :  Une personne se rend au cinéma, achète sa place et s’apprête à signer, inconsciemment, un contrat narratif. Pourtant, cette fois-ci, il lui sera proposé un contrat tangible à parapher, impliquant légalement que le spectateur s’engage à croire ce que le film lui proposera, le temps de la projection. Cette personne devient personnage : un contrat signé se transforme, par conséquent, en un scénario dont le client, muni de sa place, incarne le protagoniste.
En empruntant les caractères « systématiques et variables » du contrat, le scénario devient contextuel. Les inconnues de l’équation étant le client et le film qu’il souhaite voir. Ainsi, chaque rapport au contrat narratif et chaque résultat sont singuliers.

A propos du conférencier : « Paul Audi, né en 1963, est normalien, agrégé de philosophie et docteur en philosophie. Il est à ce jour l’auteur de plus d’une vingtaine d’ouvrages, dont la plupart sont consacrés à la relation que la pensée occidentale établit au cours des Temps modernes entre l’éthique et l’esthétique. Il est actuellement membre de l’équipe de recherches PHILéPOL (Philosophie, épistémologie, politique) à l’Université de Paris Descartes.
Ses deux derniers ouvrages parus ont pour titres : Lacan ironiste (Mimesis) et Le pas gagné de l’amour (Galilée). »

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