Back to school – la rentrée 2016

Vue de la salle Renoir, le 6 octobre. Photographie de Liang Heng, 2016

Lancement de la saison

Les 5 et 6 octobre 2016, les artistes du Fresnoy ont présenté leur projet pour l’année à venir.

Installée dans l’auditorium, l’équipe Ar+image a assisté à la présentation des premières et deuxièmes années. Voici, en quelques lignes, les différents axes retenus.

Précisons auparavant qu’au semestre 2, les étudiants Ar+image de 4ème année de l’Esä devront « choisir » un artiste du Fresnoy afin de réaliser un stage de cinq semaines à ses côtés. Cette séance leur permet donc d’avoir une visibilité sur l’ensemble des projets du Fresnoy.

A partir des présentations individuelles des artistes du Fresnoy, tentons de reconstituer quelques thématiques communes et partagées.

a – Entre sciences et croyances

Qu’en est-il du rapport de l’art avec le monde invisible à l’oeil nu ? Comment nos croyances se portent-elles aujourd’hui en regard de la science ? Si l’on s’en tient à nos humbles sens, peut-on construire une oeuvre basée sur des « réalités » produites par les états de conscience modifiés ?
Comment l’artiste se saisit-il par exemple de la notion d’extraterrestres ? Va-t-il chercher du côté du programme scientifique du Seti ? Va-t-il inclure dans sa recherche l’imaginaire collectif et les représentations populaires des vies en dehors de la Terre ? Par ailleurs, qu’en est-il de la magie présente dans le Sud de l’Italie, que faire des croyances que l’homme se fabrique et auxquelles il confère une réalité ? Comment parler de la manifestation invisible des ondes wifi qui nous entourent et dont souffrent quelques individus ?

b – L’homme et la nature

D’autres thématiques furent aussi abordées, telles celles du rapport de l’homme à la nature dans le contexte de l’anthropocène. Que se passe-t-il par exemple dans les canopées ? Et qu’advient-il si ces dernières descendent, comme le programme Alexandre Guerre, au pied du spectateur, de sorte à immerger son corps entièrement, à toucher ses sens de manière viscérale ?

c- Le passé à l’épreuve des ruines

Enfin, l’un des axes abordés fut aussi le rapport que nos sociétés entretiennent aujourd’hui avec les ruines, témoins des civilisations du passé. Se pourrait-il que les nouvelles technologies nous permettent de restituer d’antiques cités romaines, comme l’énonce l’artiste invité Pascal Convert ? Comment l’artiste contemporain peut-il faire émerger de nouvelles représentations de notre passé à partir des traces qu’il nous en reste ?

Nourris par ces questions, nous achevons ici ce texte, qui on l’imagine, n’est que le commencement d’une année riche en réflexion.

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